La complainte du partisan
Paroles : Emmanuel d'Astier de La Vigerie dit "Bernard". Musique : Anna Marly écrit en 1943, à Londres...
L’ennemi était chez moi
On m’a dit résigne-toi
Mais je n’ai pas pu
Et j’ai repris mon arme.
Personne ne m’a demandé
D’où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
J’ai changé cent fois de nom
J’ai perdu femme et enfants
Mais j’ai tant d’amis
Et j’ai la France entière.
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L’ennemi l’a su
Il est mort sans surprise.
Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.
Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l’ombre.
Chanson pour l'Auvergnat
La simplicité de [[Georges Brassens]] en a fait un des artistes les plus aimés du patrimoine culturel français. Son répertoire, impertinent mais jamais provocateur, trace un portrait sans pitié, et pourtant si tendre, de ses contemporains.
Le bateau ivre
Arthur Rimbaud a été celui qui, sans cesse, s'est trouvé en instance de partir. On a dit aussi de Rimbaud qu'il était l'homme aux semelles de vent, le voyageur qui, de Charleville à Paris puis d'Aden au Harrar, a toujours voulu aller plus loin. Mais il a aussi rêvé, comme il l'a écrit dans son Alchimie du verbe, à des révolutions de mœurs, à des déplacements de races et de continents, autrement dit à de vastes mouvements moraux et historiques qui pourraient mener les peuples ailleurs: il fallait creuser les secrets qui permettraient de changer la vie. Rarement, d'ailleurs, n'a-t-on vu d'artiste se révoltant avec autant de violence contre l'éternel ordre des choses, contre l'éternel règne des assis.
Photographie
Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Apollinaris de Kostrowitsky, serait le fils naturel d'un prince italien. Il passe les premières années de sa vie dans différentes villes de la Côte d'Azur, avec sa mère, pour venir à Paris en 1899. Il y mène une vie de bohème avant d'être engagé comme précepteur par une famille allemande avec laquelle il part outre-rhin. Il voyage, de 1901 à 1903 de la Rhénanie à la Hollande et l'Autriche, régions qui lui inspireront de nombreux poèmes. Il revient à Paris où il collabore à des revues littéraires, son premier recueil, l'Enchanteur pourrissant, paraîtra en 1908. Il fréquente les milieux artistiques d'avant-garde rencontre la femme peintre Marie Laurencin, et devient l'ami de Derain, Vlaminck et Picasso. Ses publications se succèdent jusqu'en 1914, où il s'engage dans l'armée. Il est affecté à l'artillerie, puis à l'infanterie. Il écrit dans les tranchées de nombreux poèmes pour Lou. Il est grièvement blessé par un éclat d'obus en 1916. Il sera emporté quelques jours avant l'armistice par une épidémie de grippe espagnole. (http://www.toutelapoesie.com/poetes/guillaume_apollinaire.htm)

